L’artiste cite Henri Matisse non comme une référence stabilisée ni un modèle, mais comme un point de condensation : une origine instable, ouverte à la reconfiguration.
L’artiste Ilias Selfati expose, du 11 août au 30 septembre, à la Villa des arts de Rabat. Baptisée «Papers Blooming in a forest», cette exposition s’inscrit dans un espace suspendu où l’histoire de la peinture ne se cite pas mais se rejoue, par déplacements successifs. L’artiste ne cite pas Henri Matisse en tant que référence stabilisée ni comme un modèle, mais comme un point de condensation: une origine instable, ouverte à la reconfiguration.
Cette exposition ne propose ni une lecture historiciste ni une généalogie. Elle ouvre un champ de relations où la peinture se pense à partir de ses propres écarts. Entre Henri Matisse et Ilias Selfati, il n’y a ni filiation ni rupture, mais une zone de contact fragile, où deux pratiques, séparées par le temps, interrogent chacune à leur manière sur ce que peut encore signifier peindre. Ici, la peinture se maintient comme une expérience critique: non pas affirmation d’un langage, mais mise à l’épreuve de ses propres limites.



