Le Maroc compte actualiser son Plan d’urgence national (PUN) de lutte contre la pollution marine accidentelle. L’étude lancée s’articulera autour de cinq axes, à savoir l’évaluation des risques et des besoins en équipements, l’élaboration d’un plan opérationnel, le renforcement de la gouvernance du PUN, la définition d’une stratégie d’utilisation des dispersants et l’actualisation du cadre réglementaire, incluant les mécanismes d’indemnisation et de financement. L’objectif est de se doter d’un dispositif national plus efficace, coordonné et conforme aux standards internationaux, capable de protéger durablement le littoral marocain, ses écosystèmes et ses activités économiques.
Le Maroc dispose d’un littoral à la fois riche sur le plan écologique et stratégique pour l’économie nationale grâce notamment à ses deux façades maritimes atlantique et méditerranéenne. Cette zone côtière abrite une grande diversité d’écosystèmes, notamment des espaces de refuge et de nidification pour une faune et une flore variées. Elle concentre également de nombreuses activités socio-économiques d’importance, parmi lesquelles la pêche, le tourisme, l’industrie, les activités portuaires et la navigation. Cette forte concentration d’activités, conjuguée à l’intensification du transport maritime de substances potentiellement polluantes, expose le littoral marocain au risque de pollution marine accidentelle. Dans ce sens, le département du développement durable relevant du ministère de la transition énergétique et du développement durable vient de lancer une étude relative à la mise à jour du Plan d’urgence nationale de lutte contre la pollution maritime accidentelle.



