Après une escale à Dakar, Patrice Motsepe a posé ses valises au Maroc, jeudi, avec une mission brûlante : calmer les tensions entre le Maroc et le Sénégal après le séisme provoqué par la décision du Jury d’appel de la CAF. En toile de fond, une finale de CAN 2025 explosive, un titre retiré au Sénégal et accordé sur tapis vert au Maroc. Le président de la CAF a d’abord échangé avec Fouzi Lekjaâ, patron de la FRMF, avant de monter au front face aux médias marocains au complexe Mohammed VI. Pendant près de deux heures, le dirigeant sud-africain a jonglé avec les mots, multipliant les réponses mesurées sur un dossier hautement inflammable : recours devant le TAS, accusations de favoritisme, arbitrage africain… rien n’a été éludé, mais tout a été pesé.
Près d’un mois après le verdict qui a fait basculer la finale de la CAN 2025, Patrice Motsepe a entamé une tournée express entre Dakar et Rabat pour tenter d’éteindre l’incendie. Après son tête-à-tête avec Lekjaâ, également premier vice-président de la CAF, il s’est présenté devant la presse marocaine avec un objectif clair : reprendre la main sur un dossier qui échappe désormais au terrain. Entre recours au TAS et critiques grandissantes, le patron du football africain a tenté de remettre de l’ordre dans un climat sous tension, tout en évoquant les maux plus profonds qui freinent le développement du football continental.



