Le Parlement européen a adopté ce jeudi 17 septembre une étrange résolution sur les événements survenus à Sebta fin juillet, dénonçant une prétendue « instrumentalisation » de la migration et allant jusqu’à parler de « guerre hybride ». Une mise en cause directe du Maroc, mais dont la démonstration publique apparaît nettement moins consistante que le vocabulaire employé.
Il fallait manifestement beaucoup de mots pour qualifier les événements de Sebta. Le Parlement européen les a trouvés. « Instrumentalisation », « attaques hybrides », « outil de guerre hybride » : la résolution adoptée ce jeudi donne à la crise migratoire une dimension sécuritaire et géopolitique qui dépasse largement la seule question de la gestion des frontières.



