Ils ont été jusqu’à 84 États à reconnaître, à un moment donné, la fantoche « rasd ». Ils ne sont plus que 29 aujourd’hui. Après le départ récent de la Colombie, sept pays ont quitté ce camp en moins de deux ans, sans qu’aucun nouvel État ne l’ait rejoint depuis vingt ans. Derrière ce noyau résiduel apparaît un ensemble disparate, marqué par des héritages de la guerre froide, des convergences idéologiques et des positions diplomatiques de plus en plus isolées.
Le chiffre des 29 ne raconte pourtant qu’une partie de l’histoire. Pour mesurer l’ampleur du reflux, il faut regarder la trajectoire dans son ensemble. Depuis la proclamation de la prétendue « rasd » en 1976, ses parrains ont activement oeuvré et manoeuvré, jusqu’à compter 84 reconnaissances à son apogée. La dynamique s’est ensuite inversée : une majorité de ces États ont rompu avec cette position, suspendu leur reconnaissance ou adopté une ligne différente.
Le mouvement s’est nettement accéléré. En 22 mois, l’Équateur, le Panama, le Ghana, la Bolivie, le Mali, le Honduras et, tout récemment, la Colombie ont quitté ce camp. Aucun nouvel État n’est venu compenser ces départs depuis vingt ans.



