Les récentes attaques terroristes coordonnées au Mali s’inscrivent dans un contexte de recomposition des équilibres sécuritaires au Sahel, marqué par des tensions latentes et des stratégies de déstabilisation ayant atteint un niveau inquiétant. Selon plusieurs observateurs, ces attaques ne seraient pas de nature exclusivement interne et dévoilent différentes approches des acteurs régionaux. L’exemple du Maroc et de l’Algérie s’inscrit dans deux lectures distinctes de la gestion des enjeux sahéliens.
La simultanéité et le niveau de coordination des opérations attribuées au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans et au Front de libération de l’Azawad, au nord du Mali, interrogent sur les capacités réelles de ces groupes et sur les dynamiques qui sous-tendent leur montée en puissance.
Dans un climat sous pression depuis plus d’une décennie, marqué par des accusations d’ingérences croisées ainsi que des rivalités d’influence entre acteurs régionaux, le rôle de certains acteurs internationaux est plus que jamais mis en avant.
À la lumière des éléments disponibles et de la lecture de plusieurs observateurs, le rôle de l’Algérie apparaît comme central dans cette dynamique, notamment dans sa manière d’agir et de réagir face aux crises, ses mécanismes d’influence et ses partis pris dans la crise malienne.



