Un Nicolas Sarkozy particulièrement sobre et laconique a redit mercredi, à son procès en appel sur les accusations de financement libyen de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007, n'avoir "commis aucun des faits" qui lui ont valu sa condamnation historique de première instance.
Pour cette troisième journée, la cour d'appel de Paris, qui juge ce dossier tentaculaire jusqu'à début juin, a offert à l'ex-chef de l'Etat et à ses six coprévenus présents aux débats l'opportunité de faire une déclaration liminaire.
"J'ai fait appel parce que je n'ai commis aucun des faits pour lesquels j'ai été condamné. Je mobiliserai toutes les forces dont je suis capable pour défendre cette vérité profondément ancrée en moi", a déclaré tout en retenue à la barre Nicolas Sarkozy, qui fut à l'automne dernier le premier président incarcéré dans l'histoire de la République.



