Le durcissement des conditions d’exercice, au sein de l’Union Européenne, de l’activité d’intermédiation opérée par les filiales des banques marocaines constitue l’un des principaux défis auxquels est confronté l’écosystème national des transferts de fonds des Marocains résidant à l’étranger (MRE), a indiqué, jeudi à Rabat, le directeur général de Bank Al-Maghrib (BAM), Abderrahim Bouazza.
"Ce dossier est suivi de très près par les autorités marocaines avec leurs homologues européens", a affirmé M. Bouazza, qui intervenait lors d'une rencontre organisée à l’occasion de la Journée internationale des envois de fonds à la famille (IDFR).
A cette occasion, le responsable a souligné l’appui des autorités françaises au maintien de l’autorisation d’exercer les opérations qualifiées d’activité relais sur le territoire français à travers l’aménagement du cadre légal y afférent.
Par ailleurs, il a relevé que l’écosystème financier national est aujourd’hui plus inclusif, s’appuyant sur une infrastructure bancaire plus étoffée, composée, outre le réseau bancaire, d’établissements spécialisés dans les paiements et le transfert de fonds, d’institutions de microfinance, de plateformes de financement participatif (crowdfunding), ainsi que d’un système mature de garantie publique des crédits bancaires.



