Face à la CGEM, le Directeur général des Impôts, Younes Idrissi Kaitouni, a défendu la généralisation progressive de la retenue à la source comme un outil de prévention de la fraude, non pas comme un nouvel impôt. Mais l’élargissement du dispositif fait émerger une inquiétude centrale côté entreprises, notamment le risque de « trop-versé » et la nécessité de remboursements plus automatiques, surtout en matière de TVA. En marge de ce débat, la DGI a aussi dévoilé une nouveauté sur l’immobilier. Il s'agit d'un partenariat avec la start-up Yakeey pour produire des “comparables” de prix, censés encadrer le pouvoir d’appréciation de l’administration en matière de taxe sur les profits fonciers.
Réunis à l’initiative de la CGEM pour décrypter les dispositions de la Loi de finances 2026, les opérateurs économiques ont surtout cherché à comprendre ce qui change dans un mécanisme devenu, en quelques années, l’un des pivots de la réforme fiscale : la retenue à la source. Dans son intervention, Younes Idrissi Kaitouni a cadré le débat en rappelant la philosophie générale du chantier fiscal engagé depuis cinq ans : « la loi cadre relative à la réforme fiscale traçait une ambition, la refonte en profondeur de notre système fiscal. Aujourd'hui, cette ambition a pris forme ». Dans ce récit de résultats tangibles, la retenue à la source apparaît comme un outil d’alignement et de transparence, destiné à sécuriser l’assiette et à réduire l’espace de non-conformité.



