Le cinéma africain se présente aujourd’hui à travers des expériences diverses de cinéastes-auteurs qui dialoguent avec le monde à partir de leur espace personnel, intime et local, dépassant ainsi l'effort fondateur consenti par des pionniers ayant porté la cause de l'émancipation et de l'identité face au colonisateur, a estimé l'académique et le cinéaste malien, Manthia Diawara.
Dans une interview à la MAP, M. Diawara qui préside le jury de la compétition officielle des longs métrages du Festival international du film de Dakhla (6-12 juin), a souligné que le cinéma africain a pris son élan au cœur du processus des décolonisations.
Dans la foulée, les cinéastes se sont fédérés autour d'une idéologie panafricaine, incarnée notamment par des événements phares comme les Journées Cinématographiques de Carthage (JCC) et le Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (FESPACO), tout en se rassemblant au sein de la Fédération Panafricaine des Cinéastes (FEPACI), a-t-il relevé.



